L’école

 Ecole de Faranah

Les Enfants de La Rochelle à Faranah

Ecole de Faranah

Une école qui vise l’excellence…

L’école «Mgr Raymond-Marie Tchidimbo» est une école privée accueillant des élèves de toutes confessions et origines ethniques dont les parents partagent le même désir d’offrir à leurs enfants une éducation de qualité dans un pays où près de deux adultes sur trois ne savent ni lire ni écrire.
Créée en 1948 par des missionnaires français, elle a connu des moments difficiles au moment de l’indépendance puis des années du gouvernement de Sékou Touré jusqu’à disparaître. Après moultes péripéties, elle a pu rouvrir ses portes en 2001 avec 93 enfants de maternelle. Elle n’a cessé depuis lors de se développer pour atteindre aujourd’hui le nombre de 800 élèves.
Son directeur général M. Jean-Claude Sagno et son directeur des études M. René Sandouno sont très attachés à la qualité de l’enseignement qui y est dispensé. L’école est de ce fait considérée comme l’une des meilleures de la région, elle a obtenu plusieurs distinctions y compris au niveau national.
Les enfants l’intègrent à partir de la maternelle et vont jusqu’en 10ème soit la fin du collège.

De confession chrétienne, elle est située dans une région qui à l’image du pays est essentiellement musulmane. En accueillant une majorité d’enfants musulmans et des enfants chrétiens, à la fois catholiques et protestants, elle contribue également au dialogue interreligieux et à la promotion de la tolérance.

 

et pourtant fonctionne dans des conditions précaires…

Dans les classes:

Ecole de Faranah Une moyenne de 60 à 90 élèves… y compris en maternelle…
Ecole de Faranah Un tableau noir par classe, souvent usé…
Ecole de Faranah Très peu de matériel: les élèves travaillent essentiellement sans livres, sans documents, voire sans cahiers. Aucune carte pour l’histoire-géographie, aucun matériel en sciences expérimentales, aucune calculatrice (de ce fait les élèves sont excellents en calcul mental !)… et aucun matériel pédagogique en maternelle ! Les 72 enfants (!!!) sont sagement assis sur leur petite chaise et écoutent leur maîtresse.

Et l’administration n’est guère mieux lotie:

Ecole de Faranah une seule pièce (de moins de 20m2) pour toute l’équipe de direction (5 personnes).
Ecole de Faranah pas d’électricité en saison sèche.
Ecole de Faranah pas d’ordinateur avant notre visite: tout est fait à la main: comptabilité, plannings, programmes etc.. Et quand il faut un document officiel, le directeur des études se rend au cybercafé local pour la rédaction et l’impression…
Ecole de Faranah et bien sûr pas d’accès à internet… c’est d’ailleurs l’ensemble de la ville qui est privée d’internet depuis plusieurs mois….

Cette situation précaire n’est pas propre à cette école, elle illustre de manière concrète quelques indicateurs socio-économiques qu’il convient de rappeler pour avoir une petite idée des conditions de vie locales: avec un Indicateur de Développement Humaine (IDH) de 0,344 en 2011, la Guinée se classe en 178ème place sur 187 pays du monde classés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Elle fait donc partie de la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA). L’espérance de vie de la population est de 54 ans (81,5 ans en France) et le Revenu National Brut par habitant de l’ordre de 863$ à l’année, 35 fois moins élevé qu’en France. Cela signifie qu’en moyenne, un Guinéen gagne 55€ par mois… Quand on sait que le litre d’essence dépasse le prix d’un euro, on comprend pourquoi autant de personnes marchent.. en particulier les enfants pour venir à l’école (souvent sur plusieurs kilomètres). Cela permet de comprendre aussi pourquoi la durée moyenne de scolarisation n’est que de 1,6 années en Guinée (10,6 en France).
Les Guinéens rencontrés sont conscients que l’éducation est une planche de survie… planche que nous pouvons aider à consolider au moins au niveau de cette école amie de Faranah… grâce à vous !

 

Les classes et l’administration